|

Le Canada doit condamner l’agression impérialiste et l’enlèvement de Maduro perpétrés par les États-Unis au Venezuela

Le Parti communiste du Canada condamne avec la plus grande fermeté l’attaque militaire criminelle lancée par les États-Unis contre la nation souveraine du Venezuela. Bien que de nombreux détails restent flous, il est clair que le bombardement de Caracas et l’enlèvement du président du pays constituent un acte flagrant d’agression impérialiste et une grave violation de la Charte des Nations Unies.

Cette attaque, justifiée par des prétextes cyniques, représente une escalade dangereuse visant à prendre le contrôle du Venezuela et des ressources de la région et à écraser le droit de son peuple à l’autodétermination. Il s’agit d’un acte terroriste dirigé contre les peuples de Cuba, du Nicaragua, de Colombie et des Amériques. Cette escalade, qui se manifeste également par des attaques contre la souveraineté canadienne, suscite pourtant la complicité active du gouvernement canadien.

Cette invasion ravive les traditions les plus brutales de la doctrine Monroe, qui considère l’Amérique latine comme précarré pour le pillage impérialiste. Si cet objectif a toujours défini la stratégie des États-Unis dans les Amériques, ces tactiques barbares marquent une nouvelle étape dans l’anarchie qui caractérise la quête d’hégémonie impérialiste de Washington. L’affirmation de Trump selon laquelle les États-Unis vont « diriger le pays » du Venezuela « jusqu’à ce qu’une transition appropriée puisse avoir lieu » confirme que cette attaque n’est que le début d’une offensive plus profonde contre la souveraineté vénézuélienne, rendant la solidarité et l’action pour la paix urgentes et nécessaires.

La réponse du gouvernement canadien, articulée par la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, constitue en soi une atteinte au droit international et fournit une couverture politique directe à l’agression de Washington. Dans sa déclaration, elle affirme : « Depuis 2019, nous refusons de reconnaître la légitimité du régime Maduro » et « appelons toutes les parties à respecter le droit international ». En réitérant la politique canadienne préexistante de changement de régime au moment même où les États-Unis lancent une attaque ouverte, la formulation de la ministre Anand occulte l’acte criminel principal et sert de caution à la piraterie, aux meurtres et aux enlèvements commis par les États-Unis. Ses propos ignorent le principe fondamental selon lequel tous les peuples ont le droit de déterminer leur propre système politique sans intervention étrangère ni terreur militaire. Les luttes pour les droits démocratiques et les droits du travail au Venezuela sont des luttes internes du peuple vénézuélien lui-même. Le Canada, les États-Unis et les autres puissances impérialistes n’ont aucune licence pour intervenir et ainsi exploiter ces luttes comme prétextes pour mettre à sac le pays.

Cette position du gouvernement canadien est conforme à sa politique passée. À l’automne 2025, lorsqu’on lui a demandé si les précédentes frappes américaines contre des bateaux violaient le droit international, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand a abdiqué toute responsabilité, déclarant qu’il appartenait aux « autorités américaines » de se prononcer à ce sujet. Le Canada maintient cette position complice.

L’agression contre le Venezuela s’inscrit dans une tendance mondiale dangereuse que l’on observe également dans le génocide en cours en Palestine et dans d’autres actes de violence impérialiste. Ils reflètent le déclin économique de l’impérialisme états-unien et son recours croissant à des moyens militaires barbares. Alors que le droit international est écorché, le monde se rapproche d’une guerre plus large, potentiellement nucléaire. Malgré les fréquentes atteintes à la souveraineté du Canada, notre gouvernement se rend activement complice de cette tendance en se lançant dans sa plus grande campagne de militarisation depuis la Seconde Guerre mondiale à la demande des États-Unis et de l’OTAN, tout en imposant des mesures d’austérité afin de transférer des ressources destinées aux besoins sociaux vers les dépenses militaires.

La lutte pour la souveraineté du Venezuela est donc un combat de première ligne dans la lutte mondiale pour la paix et les droits des travailleurs partout dans le monde. Le Parti communiste du Canada s’engage à mobiliser et appelle le mouvement syndical, les organisations populaires et toutes les personnes éprises de paix à exiger que le Canada condamne immédiatement et sans équivoque l’attaque états-unienne, mette fin à ses propres sanctions contre le Venezuela et mène une politique étrangère indépendante fondée sur la paix, le désarmement et la solidarité.

Comité exécutif central, PCC