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Le 6 décembre et la lutte contre la violence à l’égard des femmes

Résolution spéciale du 41e Congrès du Parti communiste du Canada

Réuni à Montréal à l’occasion de la Journée “nationale” de commémoration et d’action contre la violence à l’Égard des femmes, en mémoire du massacre perpétré à l’École polytechnique de Montréal il y a 36 ans aujourd’hui, ce 41e Congrès du Parti communiste du Canada commémore la mort des 14 femmes abattues ce jour-là par un homme animé par une rage misogyne.  

Cette rencontre rend également hommage aux 14 autres personnes qui ont été blessées, aux autres survivants et aux familles de toutes les personnes touchées qui ont transformé cette commémoration en honorant véritablement celles qui sont mortes en luttant pour agir contre la violence faite aux femmes et en se mobilisant pour exiger un contrôle accru des armes à feu dans le cadre de la lutte pour réduire la violence. Nous rendons hommage à cette importante contribution et aux efforts visant à réduire la violence dont sont victimes tant de femmes au Canada.  

Nous exprimons notre condamnation de la violence accrue subie par les femmes issues de communautés racisées, en particulier les femmes et les filles autochtones dont la victimisation historique se poursuit, comme l’a constaté la Commission sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. 

Nous condamnons également l’intensité croissante de la violence à l’égard des femmes transgenres.

Nous reconnaissons que la violence est enracinée dans les structures sociales et la culture inhérentes au capitalisme et que nous devons lutter contre cette culture, mais surtout contre ses origines en luttant pour les droits des femmes et des personnes de genre divers au travail, à des salaires décents, à l’égalité des chances, à l’éducation, à la planification familiale, à des logements abordables et à des services publics; tant d’outils d’autonomie et de protection des femmes et des personnes de genre divers.  

Le Parti communiste du Canada lutte pour un monde où la dignité et la sécurité des femmes et des personnes de genre divers sont protégées, où le travail est garanti et où les salaires sont égaux à ceux des hommes et où chacun peut vivre à l’abri de la menace et de la violence.  Nous renouvelons cet engagement afin de rendre hommage aux victimes, aux survivants et à toutes les familles, à toutes les victimes de la violence misogyne de l’École polytechnique de Montréal, ainsi qu’à toutes les autres victimes à travers le Canada – avant et après le massacre de 1989.